Le développement durable, un enjeu pour un avenir commun - Une idée utopique : réconcilier l’économie, l’environnement et le social.

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Le développement durable, un enjeu pour un avenir commun
Une idée utopique : réconcilier l’économie, l’environnement et le social.
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Une idée utopique : réconcilier l’économie, l’environnement et le social.

L’ambition des premiers théoriciens du développement durable a semblé à beaucoup d’une totale utopie. Cette ambition était d’essayer de rapprocher trois univers qui s’étaient toujours, au mieux ignorés, et au pire combattus : l’Economie, l’Environnement, et le Social. Et, plus encore que de les rapprocher, les rendre interdépendants de telle façon que les progrès faits par l’un bénéficient aux deux autres.

Il s’agissait de modifier les grands équilibres – et surtout nos habitudes ! -, de telle façon que le progrès économique ne se fasse plus au détriment de la nature ou des populations mais au contraire les préserve ; que la préservation de la nature participe au mieux-être des populations ; que le progrès social et le développement économique ne soient plus antinomiques mais au contraire intimement liés.

Dès l’origine, équité sociale, préservation de l’environnement et efficacité économique ont été les trois objectifs associés du Développement Durable.


Une histoire écrite sous l’égide de l’ONU.

Dès 1972, 15 ans avant qu’apparaisse le terme de Développement Durable, l’ONU commence à travailler sur ce qui deviendra 30 ans après une des préoccupations premières des Etats.

1972, à Stockholm les Nations Unies donnent naissance à l’UNEP (United Nations Environment Programm), organisme chargé d’analyser l’impact environnemental de l’industrialisation des pays développés sur l’équilibre planétaire.

1983, l’ONU crée la Commission des Nations Unies pour l'environnement et le développement (CNUED), dont les travaux  désigne l'éradication de la pauvreté comme condition fondamentale et indispensable à un développement économique et écologique équilibré. Loin d’être anecdotique, la création de cette commission par les Etats membres correspond en réalité au premier acte politiquement significatif visant à lier le développement économique et le bien-être environnemental et humain. Les trois piliers – économie, écologie, social – qui définiront le Développement Durable sont dès lors en place.

1987, le rapport “Our common future” évoque pour la première fois le terme de Développement Durable et le théorise.

1992, à Rio de Janeiro, le “Sommet de la Terre” réunit 164 nations et plus de 100 chefs d’Etat sur le thème du Développement Durable. Chaque pays rédige un “Agenda 21” contenant les mesures à prendre pour améliorer l’équilibre de la planète dans les 10 ans suivants. Les Etats membres s’engagent à tenir compte du plan d’action de la CNUED dans leur politique nationale.

Pour la première fois, les citoyens sont invités à se saisir du dossier en participant à la réflexion.


Mais une Europe de plus en plus impliquée…


Si l’ONU a été l’initiateur historique concernant le Développement durable, l’Union Européenne, sous la pression conjointe d’associations et de citoyens, a désormais fait de ce combat le sien.

A Maastrich, en 1992, le principe d’intégration des préoccupations environnementales dans les autres politiques est acquis.

Six ans plus tard, en 1998, la Convention d’Aarthus reconnait à tout citoyen européen le droit à l’information et la participation du public au processus décisionnel. C’est la mise en application du principe n°10 de la Déclaration de Rio datant... de 1992 !

Enfin, en 2001, le Conseil européen de Göteborg définit une nouvelle approche, et adopte une stratégie européenne de développement durable à laquelle il ajoute une dimension environnementale pour l'emploi, la réforme économique et la cohésion sociale.

... et qui influence directement les choix nationaux.

La France, longtemps en retard vis-à-vis de ses partenaires, a adopté une démarche volontariste et à rattraper son retard depuis qu’en 2003, la stratégie nationale du développement durable et la Charte de l'Environnement ont été adossées à la Constitution.

Cette volonté désormais partagée par tous de faire du Développement durable un axe essentiel du développement a trouvé sa traduction en 2007/2008 lors du Grenelle de l’Environnement 1, bientôt suivi du Grenelle de l’Environnement 2.

Le cadre défini au niveau Européen, ainsi que les textes législatifs votés à l’échelon national, ont pour principaux objectifs :

  • la promotion de modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi,
  • l’adoption de modes de production et de consommation durables et économes en dépenses énergétiques,
  • la préservation de la biodiversité et les ressources naturelles, notamment par une réduction des déchets polluants.


L’enjeu du Développement Durable est désormais de faire évoluer les habitudes des particuliers, des pouvoirs publics, mais aussi et en premier lieu des entreprises. Pigmenta est, à coté ou avec d’autres, emblématique de ces nouvelles entreprises qui ont mis le Développement Durable au cœur même de leur projet.



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